Blog de Jerphanion

03 mai 2014

Jennifer et Rosetta

Il y avait le numéro de danse d'Omar Sy sur la musique d'Earth, Wind and Fire dans Intouchables ; on peut ajouter le morceau de bravoure d'Emilie Dequenne, en chanteuse de karaoké interprétant I will survive, à la fin du film Pas son genre.

The Intouchables - 'Dance' Clip - The Weinstein Company

Habillée d'une tenue étincelante, la jolie coiffeuse enflamme son public avec une chanson connue pour sa joie communicative (en tout cas depuis le Mondial de foot 1998). Les paroles d'I will survive sonnent autrement pour le spectateur, qui sent que la rupture du couple est inéluctable. Et de déceler les signes du bouleversement intérieur que ressent Jennifer (Emilie Dequenne) : une bouche qui se tord avant de se reprendre, un minuscule moment de distraction et à la fin de l'interprétation, des yeux humides ... Mais elle ne craque pas ; pas en public.

Chapeau donc à Emilie Dequenne qui, en blonde coiffeuse, a des petits airs de Cameron Diaz, par ailleurs héroïne elle aussi d'une mémorable scène de karaoké, dans un autre genre ...

Source: Externe

Source: Cinema Nouvel Obs

 

 

 

 

 

 

 

Bref, le film de Lucas Belvaux, Pas son genre, m'a beaucoup plu, mais pas que pour Emilie Dequenne. L'histoire est celle d'une rencontre entre un jeune professeur de philosophie parisien, muté à Arras et d'une coiffeuse pétillante, mère célibataire d'un petit Dylan. Tout les oppose : leurs lectures, leurs loisirs, leurs horizons ... Jennifer est passionnée par le karaoké alors que Clément participe à des colloques sur la philosophie allemande. Même le générique les éloigne puisque certains acteurs sont sociétaires "de la Comédie Française" (Luc Cormery, excellent) et pas les autres.

Certains vont trouver que cette histoire regorge de clichés. Le début du film a en effet un petit côté Bienvenue chez les Cht'is, en plus sérieux : mutation dans le Nord-Pas de Calais, restaurant fermé à 22 heures, poivrots nocturnes ... Pourtant les personnages sont plus complexes qu'on veut bien le croire. Jennifer a le goût de la lecture, pas seulement de la presse people, d'ailleurs. Au fond d'elle-même, elle regrette sans doute de n'avoir pas profité davantage de ses études courtes ; c'est le sens de son message adressé à la jeune baby-sitter de son enfant. Et la fréquentation de Clément réveille en elle un sentiment d'infériorité qu'elle avait enfoui, qui resurgit et devient insupportable au point de l'amener au "suicide social" de la fin.

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22 janvier 2011

Hasta siempre la revolucion !

Persepolis   Les images de Tunisie nous rappellent que la révolution est toujours à l'ordre du jour.

   Curieusement, des parutions récentes se sont inspiré de la révolution russe de 1917. Avec le même point de vue, celui qui regrette le tournant pris en octobre lors du coup d'Etat communiste, qui a confisqué la révolution au profit d'un parti unique.

   Dans le deuxième tome de Mattéo, Jean-Pierre Gibrat envoie son héros à Pétrograd en pleine révolution. Le lecteur ne doit pas s'attendre à croiser Lénine ou Trostki, au contraire ! ce que montre Gibrat, c'est la révolution à hauteur d'homme, comme Stendhal montrait la bataille de Waterloo du point de vue d'un simple soldat dans La Chartreuse de Parme. Avec cette interrogation du jeune Fabrice : "Mais ai-je vraiment assisté à une bataille ?" ... Les héros de Gibrat peuvent se poser la même question : sitôt arrivés, l'un est embauché comme photographe et l'autre comme cuisinier !

   L'autre talent de Gibrat est d'avoir fait de Mattéo un jeune anarchiste, épris de Léa, la belle communiste. Car les révolutionnaires sont loin d'être unis, et Mattéo n'est plus tout à fait sûr d'être du bon côté de la barrière. Arrivé avec l'envie d'en décGibratoudre contre les Blancs royalistes ou les bourgeois, il s'aperçoit que les affrontements sont parfois entre Noirs et Rouges, avec leur cortège de victimes collatérales. Ce qu'explique Gervasio à son compagnon de lutte dans un langage imagé.

   Noir et rouge, ce sont aussi les deux couleurs (outre d'un roman de Stendhal) d'une uchronie en deux tomes parue à l'automne 2010, Jour J (chez Delcourt). Le principe de l'uchronie est de raconter l'histoire en en déviant le cours, en supposant qu'un événement ne se soit pas passé comme dans la Vraie histoire. Et si les Russes étaient parvenus, les premiers, sur la Lune ? et si le débarquement de Normandie avait échoué ? Dans le tome 3, Septembre rouge, les scénaristes J.-P. Pécau et F. Duval imaginent que la bataille de la Marne n'a pas eu lieu en 1914, que Clémenceau résiste depuis l'Algérie et que la Russie tsariste s'apprête à signer l'armistice avec l'Allemagne. Ce serait alors la fin pour les résistants français, aussi Clémenceau envoie-t-il un curieux tandem assassiner Nicolas II.

   On croise dans cet album Jules Bonnot, le fameux anarchiste, un ancien des Brigades du Tigre, un combat aérien entre René Fonck et le Baron Rouge, Victor Serge et bien d'autres figures ... Mais le plus curieux est qu'en déviant l'histoire de la guerre, l'histoire de la révolution russe est elle aussi modifiée. Et dans le tome 4, Octobre noir, ce ne sont plus les communistes qui font la révolution en Russie, mais les anarchistes.

    Dans Mattéo comme dans Jour J ... une autre révolution est possible.

http://www.editions-delcourt.fr/catalogue/bd/jour_j_3_septembre_rouge

http://www.editions-delcourt.fr/catalogue/bd/jour_j_4_octobre_noir

Et pour l'image du début, extraite de M. Satrapi, Persépolis, tome 1

http://www.bdselection.com/php/?rub=page_dos&id_dossier=51

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31 décembre 2010

Bilan 2010

   Je viens de voir la sélection d'Angoulême, et ça m'a fichu le cafard, comme d'habitude. Je n'ai lu qu'un seul des albums sélectionnés ! On croit s'y connaître, et puis finalement, ce qu'on lit n'est qu'une infime goutte dans l'océan des parutions. Ceci dit, pour janvier dernier, j'en avais lu trois, dont le futur "Grand Prix" ... Riad Sattouf ! Je souhaite la même récompense à Fabien Nury et Sylvain Vallée pour le 4e tome de la série Il était une Fois, en France.

http://www.bdangouleme.com/competition-officielle

Il__tait_une_fois_en_France   Joseph Joanovici est un Juif roumain exilé en France dans les années 1920. Travailleur et habile, il a su bâtir sa fortune comme ferrailleur, y compris en travaillant avec les Allemands à la fin des années 30. Mais lorsqu'arrive l'invasion nazie, il refuse d'émigrer en Amérique et, par orgueil, reste dans le pays qui l'a vu réussir. C'est le début d'un prodigieux double jeu, où Joanovici sert à la fois la collaboration et la résistance, en essayant d'avoir toujours un coup d'avance. La fin du tome 2, où Joseph est déclaré "purement Aryen" pour services rendus, est sensationnelle ! Dans le tome 4, Joanovici doit aller plus loin dans les "retours d'ascenseur" puisqu'il doit livrer une cache d'armes (et leurs dépositaires) aux S.S. puis exécuter lui-même un faux coupable. On est partagé entre l'écoeurement et, il faut bien le dire, la fascination pour ce personnage capable d'anticiper à ce point les événements.

Death_Note_tome_1    Autre personnage ambigu, le Kira de Death Note, un manga en treize tomes (2007-2009). Enfin un manga qui m'intéresse, merci Fabienne ! Light Yagami est un adolescent intellectuellement supérieur à la moyenne qui trouve un jour un étrange journal. Le dieu de la mort qui lui apparaît lui révèle qu'il a ainsi le pouvoir de tuer n'importe quelle personne en écrivant son véritable nom dans le journal. Et ça marche ! Light devient Kira, le justicier, se servant du Death Note pour éliminer les criminels du monde. Mais certains considèrent que, même pour un objectif aussi noble, il ne doit pas se faire justice lui-même ! surtout que Kira en vient à tuer des innocents pour préserver son secret ...  C'est le début d'un combat à distance, où ceux qui traquent Kira doivent utiliser des pseudos pour préserver leur anonymat et leur vie. Quoiqu'en dise l'auteur, Tsugumi Ohba, on ne peut s'empêcher de penser à la Résistance et au monde d'Internet, où l'on peut surveiller et pister quelqu'un aussi facilement ...

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17 novembre 2010

Le Doryphores ! nouveau est arrivé ...

   Mon intuition ne m'avait pas trompé : il y avait bien, aujourd'hui, deux numéros de notre revue tintinesque préférée, n'en déplaise aux Lorrains, accompagnée d'un autocollant syldave et d'une carte de membre du Cercle Archibald. Mais stupeur, stupre et stupéfaction ! lorsque la couverture se dévoile à mes yeux ! le jaune et noir, caractéristique des croqueurs de tubercules, a disparu au profit d'une couleur sombre, qui n'est pas sans évoquer le côté obscur de la Force ! les sabre-laser virent au pourpre en découvrant une affriolante créature, courant en petite tenue après un Milou bien facétieux ...

   La version originale du dessin ne laisse planer aucun doute sur les intentions de la Jeannette ... Oh ! my God !

http://zelba.over-blog.com/article-une-jeanne-milouphobe-61362858.html

   D'une manière générale, ce Doyphores ! est placé sous le signe de l'interdit, avec un article de Jean Rime traitant de la censure exercée sur Tintin en Suisse, dans les années 1950, ou celui d'Olivier Roche à propos des Tintin apocyphes (et bien évidemment édités en dehors de tout contrôle). Deux autres articles, signés Jacques Hiron et Patrice Guérin, explorent le champ des sources d'Hergé et celui des biographies imaginaires (quoiqu'un peu trop sérieuse). Enfin, l'interview est signée par l'hyper-président du Cercle, et cette fois-ci c'est le thésard Ludovic Schuurman qui s'y colle !

   Benoît a dû, une fois de plus, faire le grand écart entre les exigences iconoclastes de la société Moulinsart et notre volonté de parler du petit reporter. J. Rime reprend deux dessins de la presse de l'époque, Rastapopoulos est représenté (très beau dessin, Matou, quel talent !) page 24 ... et c'est tout. Si ce n'est l'ombre du héros qui plane en couverture ! L. Schuurman réussit l'exploit de parler de sa thèse de manière passionnante sans montrer un seul visuel des Aventures ! J. Hiron n'utilise pas non plus d'images, de même qu'Olivier.

   Tintin, c'est comme le bon cognac du Souper : on le regarde, on le hume et après, on le repose et on en parle ...

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07 novembre 2010

Namibia, tome 2

  J'ai déjà eu l'occasion de dire ici ce que je pensais du tome 1 de cette série, Namibia, qui fait suite à Kenya. L'année 2010 n'est même pas terminée que voici la sortie du tome 2 !

   Des phénomènes étranges se produisent dans le désert de Namibie. Des vers géants détruisent les récoltes, des hommes jeunes ont l'apparence de vieillards et un photographe a pris un cliché étonnant ... d'Hermann Göring, en 1949, quatre ans après sa mort par pendaison au procès de Nuremberg. Et si l'ancien bras droit de Hitler n'était pas mort ? C'est pour vérifier cela que l'agent Kathy Austin part en mission.

Namibia_tome_1

    Quand autant de phénomènes anormaux se produisent dans un endroit aussi précis, il y a de fortes chances pour qu'ils aient un lien entre eux, et peut-être même qu'ils aient été provoqués par la main de l'homme. La Namibie est un endroit suffisamment isolé pour y perpétrer quelques expérimentations discrètes ...

On retrouve ce type d'événements étranges dans un manga de Testuya Tsutsui, Manhole (3 tomes, Editions Ki-oon, 2009). Des cas de filariose se déclarent en pleine ville, au Japon ; mais ce qui paraît être une maladie tropicale est en réalité une machination diabolique, ourdie par un scientifique qui a rencontré au Botswana un village d'hommes atteints. La maladie ronge leur cerveau et un oeil, et les seuls qui résistent sont ceux qui n'éprouvent aucun penchant mauvais. Le biologiste va s'en servir pour purifier la société japonaise ...

   Dans Namibia, la jolie Miss Austin et son acolyte finissent par découvrir un centre hyper sophistiqué de création d'animaux géants, voire d'êtres humains parfaits. Voilà qui colle bien avec la présence de Göring et de nostalgiques du Reich ... mais qui peut faire penser à un épisode des Aventures de Valérian de Mézières et Christin, Par des Temps incertains (Valérian, tome 18, Ed. Dargaud, 2001).

Valerian_tome_18

   Pourquoi l'Afrique du Sud ? la réponse se trouve dans l'album : parce que le pays de l'apartheid a mené des recherches, à l'époque secrètes, sur la meilleure façon de stériliser ou d'anéantir la population noire (projet Coast).

Est-ce là que veulent nous emmener les auteurs de Namibia ?

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16 octobre 2010

Vente Tajan et Maghen

  Depuis que j'ai fait l'acquisition d'une planche originale, mon adresse est dans le fichier de la galerie Maghen et je suis au courant de leurs vernissages et autres événements. Aujourd'hui, j'ai eu la surprise de recevoir un beau gros catalogue de leur vente à l'Espace Tajan. Je n'ai pas l'intention de devenir collectionneur, mais je dois avouer que tout cela est bien agréable à voir !

Tajan

   Je me doute que ces gens là savent tenir un budget, mais s'ils envoient un catalogue semblable à tous leurs clients potentiels !! bonjour les frais de publicité ! d'autant plus que je n'ai dû y mettre les pieds que deux fois, à la galerie.

   Vite, la lettre G. Deux planches en couleurs de Gibrat, qui vont chercher dans les 8 000 €. Du Giraud, mon Dieu ! trois planches de Blueberry, à ... plus de 10 000 €. Mazette ! Et tiens ! un dessin d'Annie Goetzinger qui reprend la couverture de La Diva et le Kriegspiel ! ceux qui ont lu le Doryphores ! n°4 savent que je suis très attaché à cet album, qui est maintenant dédicacé depuis novembre 2009. Voilà, je commence à être tenté. Une double planche de Gotlib, trois planches de Greg extraites d'Achille Talon. Il y a vraiment de tout, c'est fabuleux ! Ah ... Grenson ! ouf, rien que des extraits de La Femme accident, bon album d'ailleurs, mais moins tentateur que Niklos Koda. Griffo est là aussi, avec deux planches en noir et blanc de Giacomo C. Et n°210, un dessin éblouissant de Guarnido, extrait du tome 2 de Blacksad ... oui, mais 15 000 € tout de même ! Et tous ces dessinateurs que je ne connais pas encore : Graffet, Gal, Grun ...

   Bon sang, je n'ai fait que la lettre G et c'est déjà l'extase ! du calme, il y a encore 25 autres lettres ...

http://www.tajan.com/fr/departements/bde/bde.asp

   

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14 septembre 2010

Bruxelles, son festival

  Ce week-end, la BD était à l'honneur dans la capitale du plat pays, avec plusieurs festivités (notamment une expo Jijé que j'ai loupée) et un salon, celui de Saint-Gilles.

http://comicsfestivalbelgium.webnode.com/

   Dans ce salon qui décerne les prix "Saint-Michel" depuis 1971, André Duchâteau était l'invité d'honneur. Ric Hochet, Bruce J. Hawker, toute ma jeunesse ! sans oublier les Aventures de Serge Morand et celles de Chancellor, illustrées par le regretté Sanahujas (plutôt des lectures d'adulte, d'ailleurs).

   J'arrive une heure en avance, ce qui me permet de goûter au chocolat belge dans l'estaminet voisin, où les autres clients parlent (fort) de bédé. Et de remarquer qu'il y a déjà du monde qui fait la queue, surtout que tout le monde semble se connaître. Je m'en étonne, et mon voisin me dit que le milieu des chasseurs de dédicaces est un "petit monde". Je veux bien le croire, je reconnais au moins deux personnes qui étaient à Senlis pour les journées tintinophiles.

   Ah ! le système des tickets ! j'ai mis du temps à comprendre ! sitôt arrivé, chacun se rue sur les libraires pour acheter un album de Crisse ou de l'écurie Martin. Le but étant d'avoir le précieux numéro qui donne l'ordre de passage dans la file. J'achète le premier tome de Kookaburra et je me retrouve avec leEnak ticket numéro 45 ! je ne comprendrai qu'en fin de journée que je n'aurai pas la dédicace de Crisse sur mon Atalante, tome 1 et que j'ai fait la queue pour pas grand-chose (si ! le voisin de Crisse, Aouamri, montrait des dessins originaux absolument splendides !).

   Je me rabats sur les collaborateurs de Jacques Martin : Pleyers me crayonne un Charles VII et me parle d'Hergé, Cayman dessine un Jhen sur l'album Les Sorcières ... Mais c'est Ferry qui me fait la plus belle dédicace, un très bel Enak sur La Cité engloutie (Alix, tome 28), tout en me parlant de Ian Kalédine et en discutant abondamment avec sa toute jeune voisine ... Sans oublier André Taymans, qui me dédicace le premier tome de Caroline Baldwin.

   En fin de journée, je m'aperçois qu'il n'y a presque personne devant André-Paul Duchâteau. J'aurais dû y penser, c'est un scénariste, ses dédicaces sont nettement plus rapides que celles des dessinateurs ! Mais je n'avais rien emporté de lui, pas même un Serge Morand ... les libraires n'ont plus rien à vendre, sauf l'ouvrage co-écrit par P. Gaumer dans la collection Bédécrivains. Je l'ajoute à mes achats et le voilà dédicacé par tous les deux, Duchâteau et Gaumer, qui est membre du Cercle Archibald ...

   Le lien vers un spécialiste, qui tient son blog plus assidûment que moi, J.-J. Procureur :

http://jjprocureur.canalblog.com/archives/2010/09/11/index.html

   Avec une présentation de Pleyers ... Duchâteau et Gaumer sont en photo (juste avant "Terreur").

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13 août 2010

Elle est belle !

   Elle est belle, cette planche de Grenson ! j'en rêvais et j'ai profité de mon anniversaire pour me faire ce cadeau honteux et somptueux à la fois. Je n'avais pas vraiment besoin de cette planche originale, qui coûte deux R.M.I. ... en plus, je me suis toujours défini comme lecteur et non comme collectionneur. Mais Grenson, quelle classe !

   L' idée de s'offrir une planche originale a mûri tout doucement, depuis le somptueux dessin réalisé à Amiens en juin 2009, puis après la visite à Bruxelles, dans le Trésor du C.B.B.D.

Photo_002

   Elle est extraite de l'album Hali Mirvic, tome 5 des aventures de Niklos Koda. Le héros s'est fait passer pour mort afin de coincer son vieil ennemi, Mirvic. A son tour, Antioche est bien près d'y passer, mais il est sauvé in extremis par Nina d'une mort affreuse ... Il lui raconte alors l'origine de la haine entre Koda et Mirvic dans un flash-back de quatre pages.

   Koda, plus jeune, au volant de son Alfa Romeo. Au milieu d'un paysage de collines et de cyprès : Toscane ? Provence ? Grèce ? Malgré les lunettes qui cachent son regard, on le devine déterminé, et c'est à toute allure qu'il roule vers ... celle qu'il aime, Valentina Souleva. Partir avec elle, l'espionne soviétique, cela veut dire trahir son camp, son clan. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il aille aussi loin ! Mirvic, lui, prépare l'entrevue décisive, révolver au poing. La voiture s'arrête dans un panache de gaz d'échappement qui déborde du cadre ... Koda va-t-il sortir lui aussi du cadre d'une vie trop bien rangée ?

    Cette planche, j'y pense depuis cinq ans bientôt ...

http://www.coinbd.com/bd/albums/resume/3182/niklos-koda/tome-5-hali-mirvic.html

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31 juillet 2010

Dormir à Moulinsart ...

   Pour une centaine d'euros, les tintinophiles peuvent réserver une chambre correcte, mais tout à fait ordinaire, dans un cadre qui est, lui, extraordinaire ! puisque les propriétaires du château de Rivesarthe prétendent que l'édifice a inspiré Hergé lors de la création de Moulinsart. Tout le monde croyait à Cheverny ? d'autres voix s'élèvent pour faire de Rivesarthe le modèle du château de François de Hadoque ...

DSC04043

   Situé près du bourg de Malicorne, dans la Sarthe, le château fait illusion, de loin. La forme est la même, alors qu'à Cheverny le visiteur doit imaginer que la château a perdu deux de ses ailes ...

   Rivesarthe pousse même le mimétisme jusqu'à posséder un vaste domaine de bois et une rivière (la Sarthe) où on peut très bien imaginer une pâture, comme celle que le capitaine Haddock laisse comme campement provisoire aux Roms dans Les Bijoux de la Castafiore ...

   Mais c'est tout. L'arrière du bâtiment ne ressemble en rien au château imaginé par Hergé. L'intérieur non plus. Dommage, le doute subsiste : rien ne permet de dire avec certitude que Moulinsart fut inspiré par Cheverny ou par Rivesarthe, sinon l'intime conviction de ceux qui veulent se prêter à la controverse ...

   Le site des propriétaires :

http://www.rivesarthe.net/

   Et la polémique fait rage sur le blog de Thomas Sertillanges (merci encore pour sa dédicace gratuite, l'an dernier à Senlis) :

http://s227996712.onlinehome.fr/laviequotidienneamoulinsart.fr/?p=40

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05 juillet 2010

Journées tintinophiles de Senlis (3)

   Non, pas de troisième journée, mais un petit bilan. Eric a su se montrer convaincant pour me "vendre" une inscription à l'association tintinophile lorraine ... Leur tarif est plus élevé que celui du "Cercle Archibald" d'Amiens, mais la revue est bi-mensuelle ; ça compense !

Le blog de l'association "Tonnerre de l'Est", dont je suis désormais membre :

http://tonnerre-de-l-est.e-monsite.com/

   Avec l'ancien site ... vous remarquez, le nom a changé ? Sûrement parce que la région Lorraine a porté plainte ...

http://asso-tintinenlorraine.over-blog.com/

   Je repars de Senlis avec quelques bandes dessinées supplémentaires et un problème récurrent : où les ranger ?

- DUVAL Y. et DELABY Ph. Les meilleurs récits ..., Editions Loup

- ALEP et DELOUPY Faussaires, Editions Jarjille

- ALEP et DELOUPY Comixland, Editions Jarjille

- Le numéro de DBD consacré à Dany et Grenson

- CARIN et RIVIERE Sydney Bruce, tome 1 L'Indien bleu, Editions Glénat

- SERAPHINE Hybrides, tome 2 Le Bouclier d'Orion, Editions Glenat

- CHARLES M. et J.-F. India Dreams, la genèse, Ed. Univers BD et Toubd.com

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